APRES LEUR FORMATION À L’EAMAC: Que sont devenues les élites de l’aéroport de tourou?

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De 2010 à 2013, le gouvernement béninois a, à travers les concours organisés par l’agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), recruté 27 techniciens au profit de l’aéroport de tourou. Après ce recrutement, ils ont été formés à l’école africaine de la météorologie et de l’aviation civile (EAMAC) à Niamey.

Brillamment, ils ont, avec leurs collègues des autres pays de la sous région, achevé ce marathon qui a duré trois ans au pays de Mouhamadou sur note satisfaction. Car l’équipe béninoise a marqué d’un ancre indélébile son passage dans cette école qui forme les contrôleurs et techniciens des aviations de l’Afrique.

Mais visiblement cette fin de formation est le début de la galère pour ces élites béninoises. L’aéroport de tourou n’étant pas achevé, ces techniciens ont été mis en stage à l’aéroport de cadjehoun avec une garantie des autorités d’améliorer leur situation. Selon des sources bien renseignées, ils ne vivent que des primes mensuelles de cinquante mille francs. Cinquante mille francs à Cotonou, c’est la révélation d’une pagaille sans pareille dans une structure de l’ANAC.

Selon les informations, les démarches menées depuis bientôt trois ans par ces jeunes dans le but d’améliorer leurs conditions de vie se sont révélées vaines. Pendant ce temps leurs collègues de la même promotion des autres pays de la sous région tels que le Niger, le Burkina Faso, le Sénégal et autres ont vu leur situation améliorée.

Mais au bénin, les contraintes mêlées à la précarité et la misère sont le lot quotidien de ces techniciens supérieurs qui ont fait la fierté du pays au cours de leur formation. Ils bravent la pluie et le soleil pour répondre aux obligations dans l’insouciance absolue du gouvernement notamment du ministre des infrastructures et des transports.

La misère des compatriotes a longtemps duré. Il va donc falloir pour une image du bénin, que le chef de l’État, Patrice Talon, se saisisse du dossier. Car on ne peut attendre d’un ventre affamé que du desapprentissage.

Loukoumane WOROU TCHEHOU, Cotonou 

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