BOOMERANG: Salut public

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Hommes et femmes de mots, les journalistes ont étalé leurs maux, hier, sans langue de bois ni faux-fuyants. Ce qu’il leur faut, ils l’ont dit et redit, ce sont de meilleures conditions d’exercice d’un métier de service public qui, quand les ténèbres étalent leurs tentacules noirs sur l’opinion, fait aussi œuvre de salut public. Or, c’est le fonds qui manque le plus, même si les talents sont inépuisables. Ce qu’il faut, donc, c’est donner des moyens publics suffisants à la presse publique dont la tendance, c’est connu, est d’être plutôt presse d’Etat, pour ne pas dire du gouvernement. Et réserver le gros de la pub à la presse privée, afin qu’elle puisse s’acquitter de sa tâche de service public. Ce n’est pas tout, car au plan interne, l’entreprise de presse devra se moderniser, rompre avec la gestion patronale, pour vivre et non survivre. Enfin, pour dire vrai, même si tous les quotidiens réunis ne coûtent pas 2000 F, la presse papier n’a pas d’avenir, surtout dans un pays où le citoyen lambda se contente de la revue de presse et du survol des Unes au kiosque. Finir la galère quoi !
Waa Ji

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