ECHAUFFOUREES ENTRE MARCHANDS ET POLICIERS A TOUBA: Deux blessés grièvement admis aux urgences, le poste de police saccagé

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Les démons de la violence sont descendus, hier, à Touba. Une affaire d’arrestation et de passage à tabac d’un marchand ambulant a conduit à de violentes échauffourées entre les forces de l’ordre et les marchands, avec des blessures graves et la mise à sac du poste de police.

Ça a chauffé, hier, dans la ville sainte de Touba ! De violents heurts ont opposé les forces de l’ordre (police aidée par la gendarmerie) et des marchands du marché Ocass. Des échauffourées qui ont fait deux blessés, dont une femme âgée qui a été atteinte par balle, au sein, selon les témoins. L’autre est celui par qui les incidents sont partis. Les blessés ont été acheminés à l’hôpital Matlaboul Fawzayni, où ils ont été internés au service des urgences, dans un état critique, selon des sources hospitalières.

La «police religieuse» tabasse un marchand, fait arrêter un autre et déclenche la colère de leurs collègues qui saccagent le poste de police

Les violences qui ont marqué l’après-midi d’hier à Touba ont pour point de départ une intervention de la «police religieuse» qui assure la sécurité dans la ville, sur ordre des autorités religieuses. Ses agents ont interpellé un jeune marchant accusé de vol. Devant la résistance de ce dernier, les «policiers religieux» le rudoient. «Ils l’ont passé à tabac. Ce sont les sapeurs-pompiers qui sont venus l’évacuer. Il était entre la vie et la mort», soutient un des responsables des commerçants, qui dit s’être plaint plusieurs fois de l’attitude des agents de la «police religieuse» auprès de leurs supérieurs. Ulcérés par cette situation et l’arrestation de l’un d’eux qui a été conduit au poste de police, les marchands se sont rués sur les lieux, «pour se plaindre», disent-ils.
Au vu de la foule, la police, pour se défendre et la disperser, a usé de grenades à gaz lacrymogène. Et c’est dans cette confusion qu’une dame a été atteinte, par balle, selon les manifestants qui pointent du doigt un des limiers qui aurait dégainé son arme et tiré sur la foule. D’ailleurs, les manifestants ont brandi deux douilles, pour étayer leurs accusations. La réaction musclée de la police a déclenché la furie des manifestants, qui ont saccagé le poste de police, un mini poste de sécurité en vérité, que ses occupants ont vite fait de laisser à la merci des marchands en colère. Et il a fallu que l’escadron local de la gendarmerie vienne porter main-forte aux policiers pour avoir raison des manifestants et ramener le calme. Le Khalife général, très écouté, a dû aussi lancer un appel au calme aux manifestants.

«Safinatoul Aman» se lave à grande eau

Après le retour au calme à Touba, le chargé de communication de la police religieuse «Safinatoul Aman» est monté au créneau pour nier toute implication de son mouvement dans ce qui s’est passé au marché Ocass. Pour lui, la police religieuse «n’a rien à voir» avec les évènements. Il soutient qu’il y a confusion d’identité. «La personne impliquée dans les incidents et qui est considérée par beaucoup comme membre de «Safinatoul Aman» n’en est pas un, car n’ayant jamais eu la carte de membre de l’organisation», souligne-t-il.

Mbaye THIANDOUM

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