VIOLENCES BASÉES SUR LE GENRE: 22 cas enregistrés en 9 mois par le District sanitaire de Pikine

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Le comité de veille sur les violences basées sur le genre dans le district sanitaire de Pikine faisait un point sur les violences enregistrées de juin 2016 à mars 2017. Le service social a décortiqué les différents types de violences rencontrés et comment le suivi des victimes a été fait. 22 cas ont été enregistrés : 3 hommes contre 19 femmes.

Les violences basées sur le genre (VBG) constituent une des violations des droits de la personne les plus répandues, c’est un véritable problème de santé publique, un fardeau économique et social, et sont à la cause de beaucoup de décès des femmes de 12 à 44 ans. Elles comprennent des agressions physiques, les violences verbales, les violences sexuelles et les violences psychologiques.
Malheureusement, elle est très répandue dans la banlieue, surtout à Pikine. Si les hommes peuvent être victimes des violences basées sur le genre, les femmes les subissent le plus. Dans les rares cas de femmes qui agressent leur compagnon, il s’agit de réactions de défense. La majorité de celles qui ont tué leur conjoint l’ont fait dans un contexte de protection légitime ou de légitime défense, face aux violences dont elles étaient victimes.
Etant donné que leur force physique est moindre, la violence des femmes a des conséquences moins dramatiques que celle des hommes. Elles frappent à main nue et beaucoup plus rarement en utilisant des objets contondants.

Tout de même, les femmes peuvent être violentes et, quand elles le peuvent, utiliser les outils du pouvoir.
De toutes les façons, la condamnation sociale est beaucoup plus dure et sévère lorsqu’il s’agit d’une femme qui agresse un homme que le contraire.
Mais la proportion des violences des femmes sur les femmes est de loin plus infime que la violence des hommes sur les femmes. Dans 98% des cas de violence, l’auteur est un homme.

De nombreuses initiatives ont été prises par le gouvernement pour lutter contre les Violences basées sur le genre (Vbg) , mais très fréquemment ce corpus législatif peine à être appliqué.
Conséquence : les VBG sont perpétuées, toujours en complicité avec les familles.
Pour venir en aide aux victimes et lutter contre ces violences, l’intervention de nombreux acteurs et institutions travaillant de concert au niveau communautaire dans le District de Pikine est nécessaire. Ce que le Service social du district sanitaire de Pikine, composé de Mme Diop et M. Cheikh Bassirou Mbaye, tente de faire dans le cadre de la mise en œuvre des prises en charge des victimes des VBG.

Faisant le point sur le comité de veille, le Service social a révélé 22 cas de VBG entre juin 2016 au 24 mars 2017, les 3 sont des hommes et le reste sont des filles.
La première victime est une élève de 7 ans nommée A.C. Elle a été victime d’abus sexuel le 15 juin 2016, de retour de l’école, l’auteur des faits est un voisin du quartier. Elle a bénéficié d’une prise en charge psychosociale et une orientation pour une prise en charge médicale auprès de la gynécologue.
Mme Diop explique : «le plus souvent, on se limite aux consultations avec la gynécologue ou la maitresse sage-femme, parce qu’il y a un bilan à faire et il doit être pris en charge par la victime et la famille, du fait qu’il n’est pas gratuit», informe-t-elle.
Le cas N°2 s’est déroulé le 17 juin 2016. Une fillette de 12 ans qui vivait avec ses parents a été abusée sexuellement par un employé de son père. Et pourtant, ce dernier vivait avec la famille depuis 3 ans.
Le 3e cas est un garçon de 12 ans, victime d’abus sexuel, le 24 juin 2016. C’était un cas spécifique transmis à l’Action éducative en milieu ouvert (Aemo) après une prise en charge psychosociale et médicale auprès de la gynécologue.
Le 4e cas est un peu spécifique, parce c’est une violence physique. La victime est une femme mariée, âgée de 23 ans, qui a été battue par son mari avec des coups et blessures. Elle a reçu un accompagnement psychosocial et une consultation auprès du médecin généraliste qui s’occupe des consultations, s’il s’agit d’une violence physique.
Le N°5 est une jeune fille handicapée de 17 ans. Elle a été sexuellement abusée, le 27 mai 2016. Malheureusement, elle a pris une grossesse des suites de ce viol. L’auteur des faits est un chauffeur de taxi qui finalement a disparu et n’a pas été retrouvé. La victime a bénéficié d’une prise en charge psychosociale avec un suivi durant toute la grossesse par le service social.

Mame Thierno SEYE (Stagiaire)

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